Activites

Budapest Par Coeur

Contacts

Partenaires Fidélité

Dernière Minute

Evènements à Budapest

Installation

Informations Officielles

Lectures Hongroises

La Lettre

Partenariat - Sponsoring

Liens

 

 

 

Livre

Le parapluie de Saint Pierre de Kalman Mikszath
C’est l’histoire d’un parapluie, mais aussi d’un trésor, d’un jeune curé, d’un bébé, d’un vieil homme, d’un jeune homme qui court sur les traces du « pépin » paternel, d’un village, et d’amours passionnées : l’amour d’un père pour son fils pour la sœur du curé, du curé pour sa sœur !


Les vins de Tokaj de Mathilde Hulot et Patrick Cronenberger
Mathilde Hulot, journaliste, vous propose de partager son amour pour la région des vins de Tokaj, ce coin retiré du monde et en pleine restructuration dont elle parcourt les chemins depuis plusieurs années. Le livre est magnifiquement agrémenté de photos de Patrick Cronenberger.


Budapest ma ville, guide du flâneur de Andras Török
Ce guide avait été publié dans le cadre de la saison hongroise en France en 2001 et il a bénéficié du soutien de l’Institut Français de Budapest.

Extraits de la 4ème de couverture : « fourmillant d’informations sur le Budapest d’hier et d’aujourd’hui, ce guide fera de vous un initié…comment les Budapestois voyaient et voient leur ville … »


Zolnay céramics aux éditions Schiffer
Très beau livre en anglais, qui présente avec de belles illustrations l’art et l’histoire des célèbres porcelaines de la région de Pécs.


Budapest 1900-2000
Très beau parallèle photographique des sites les plus prestigieux de Budapest, en anglais et hongrois.

Livres pour enfants :

  • Contes et légendes des Balkans, de la Bohême ou Tziganes aux éditions Gründ
  • Je peux t’aider Saint Nicolas aux éditions Nord Sud
  • ·Contes de Noël et de neige aux éditions Bayard
  • ·Matthieu des oies, conte hongrois de Mihaly Fazekas aux éditions Gründ

 

Au chat qui louche d’Arthur Koestler et Andor Németh
Pas de meurtres sanglants ni de scènes glauques dans ce roman policier, mais les mésaventures d’un célèbre violoniste et de son non moins célèbre violon. Le précieux instrument disparaît et réapparaît au fil de l’histoire. Le jeune, sympathique et fringant inspecteur Konrad Kondor va, avec succès, démêler les nœuds de ce mystère.

L’héritage d’ Esther de Sandor Marai
La sage et douce Esther vit retirée dans un quotidien monotone avec pour seule compagnie sa vieille nounou et ses souvenirs, quand réapparaît subitement Lajos, celui qui fut son grand amour de jeunesse. Séducteur, escroc, menteur, il viendra réclamer son dû, puisque « la loi de ce monde veut que soit achevé ce qui a été commencé.
La confrontation entre ces deux êtres si différents est l’occasion d’une explosion de passions et de tensions extrêmes que l’auteur a su décrire avec brio.

Printemps mortel de Lajos Zilahy
Il est jeune, étudiant et nanti. Un jour, il croise sur son chemin une jeune femme, la femme, l’amour …mais est-il partagé ? Notre héros va se débattre et se perdre dans les méandres de ses propres doutes et de son désespoir. Un très beau livre et une belle histoire sentimentale.

Couleur de fumée de Menyhért Lakatos
Largement tiré de son propre vécu, avec objectivité, simplicité, Lakatos nous relate l’enfance et l’adolescence d’un petit tzigane dans une « colonie » du Nord-Est de la Hongrie. Au travers des péripéties de son héros, l’auteur nous fait découvrir l’épopée de tout un peuple et ses difficultés à s’intégrer dans un univers étranger tout en s’efforçant de garder son identité.

L’enfant du Danube de Janos Szekely
Ce livre nous plonge dans la Hongrie des années 20. Il nous relate l’histoire d’un jeune garçon élevé à la campagne et qui rejoint Budapest à l’âge de 14 ans. Outre la vie rude des campagnes, nous découvrons un Budapest à la fois cosmopolite et brillant, sinistre et cruel.

Epépé de Ferenc Karinthy
Budai, un linguiste se rend à Helsinki pour un congrès. Mystérieusement l’avion atterrit dans une grande ville étrange, où, malgré tout son savoir, Budai n’arrive ni à communiquer ni à comprendre ce monde. Tandis qu’il cherche désespérément sa route, il se retrouve en prison, rencontre une jeune femme, participe même à une révolte dont il ne comprend décidément rien !
Sous forme d’un roman d’anticipation, Ferenc Karinthy traite avec un humour féroce des maux malheureusement présents dans toutes les grandes métropoles : l’absence de communication, l’indifférence et l’incompréhension.

L’éléphant vert de Giorgio et Nicola Pressburger
Un jour d’avant-guerre, rêver d’un éléphant vert est-ce de bon augure ? Jom Tow en est persuadé car il l’a vue cette bête énorme et verte ! Et le rabbin lui a confirmé de grands prodiges pour lui et sa famille. Il passera sa vie à espérer et après lui son fils et ses petits enfants. Mais quand l’histoire persécute tout un peuple, le plus grand de tous les prodiges ne serait-ce pas d’être en vie ? Dans ce roman écrit avec beaucoup de pudeur et d’humour, les auteurs nous promènent du début de 20ème siècle à la révolution de 1956 dans le très pittoresque 8ème arrondissement de Budapest.

La Hongrie et les hongrois
Les mots clés de l’histoire et de la vie quotidienne. Dictionnaire abrégé des faits et croyances, des mythes et des coutumes.

L’âge d’or de Ferenc Karinthy
Dans les conditions extrêmes d’un Budapest occupé par les Allemands et assiégé par les Soviétiques, un jeune juif dont la seule philosophie est le plaisir à tout prix, ne devra son salut qu’à son inconséquence….Un roman plein d’une ironie mordante, où l’auteur nous montre que l’on peut aussi vivre la guerre confortablement !

Sous le cul de la grenouille de Tibor Fischer
Sous le cul de la grenouille est une expression hongroise qui signifie qu’on a le moral à zéro.
Lorsque l’on a 20 ans dans les années 50 en Hongrie en plein régime communiste comme Gyuri et ses amis qui refusent cette vie de soumission, faire partie d’une équipe de basket permet d’éviter l’armée, l’usine et la carte du parti. Suivez cette bande de joyeux lurons dans leurs tribulations au cours desquelles ils auront besoin de l’enthousiasme, l’inconscience et la force de leur jeunesse pour ne pas rester coincés sous le cul de la grenouille. Tibor Fischer signe un premier roman, délirant, et nous dévoile une jeunesse hongroise qui veut vivre.

Histoire de Budapest de Catherine Horel
Du 4ème siècle avant J.C. à la levée du rideau de fer, les histoires de Buda et de Pest sont retranscrites dans ce livre et avec elles celles de la Hongrie. Chaque chapitre aborde une période et peut être parcouru indépendamment des autres. Un livre qui mêle intelligemment dates, faits et anecdotes, sur cette ville, passerelle entre Orient et Occident, sur ses habitants et leurs mœurs à travers les âges.
Accessible à tous, pas seulement un livre d’histoire mais surtout une clef pour comprendre le Budapest d’aujourd’hui.

Floralies de Istvan Örkény
Réaliser un reportage sur les derniers instants de trois mourants, pour aider ses contemporains à comprendre que la mort fait aussi partie de la vie, est le grand projet auquel s’attelle un jeune réalisateur de télévision. Mais il n’est pas facile de filmer un tel sujet sans s’impliquer, d’anticiper et gérer des moments si humains, si imprévisibles.
Le sujet de ce livre peut surprendre, voire choquer, ce serait compter sans l’humour qui caractérise Örkény. Juste un léger frisson pour ne pas oublier que le thème est sérieux et grave.

Le cirque de Frigyes Karinthy
Au travers des sept nouvelles qui composent ce livre, l’auteur, dans une parabole où le monde est vu comme un vaste cirque avec ses clowns et ses acrobates, aborde les sujets aussi divers que complexes.

Capillaria, le pays des femmes de Frigyes Karinthy
Imaginez un monde gouverné par des femmes, fait de beauté, de plaisir et où, par contraste, l’homme serait un monstre à tête humaine, esclave de la femme.
Un livre délirant, à mi-chemin entre le grotesque et le fantastique, dans lequel les réflexions sur les relations homme-femme sont, comme Frigyes, hilarantes ! Mais c’était il y a 80 ans, et depuis nous avons tous évolué…

M’sieur de Frigyes Karinthy
Plus qu’un chef d’œuvre dans son genre, un trésor où l’on se replonge avec délice dans un univers que l’on croyait oublié : l’enfance, avec son cortège de joies et de tracas.
C’est toute la fraîcheur et l’innocence de la jeunesse que l’auteur nous offre dans ce livre écrit pourtant, pendant la guerre.
Cet ouvrage est devenu avec le temps un grand classique de la littérature hongroise.

Anna la douce de Dezsö Kosztolanyi
1919, Budapest est encore une fois chahutée par l’Histoire, Bela Kun s’enfuit de Hongrie, les bourgeois relèvent timidement la tête et la masse laborieuse courbe à nouveau le dos. Femme de haut fonctionnaire ; Madame Vizy, doit faire face à un problème autrement plus important : trouver la bonne parfaite, celle dont elle rêve depuis toujours et qui, au fil du temps devient son obsession.
Un matin, celle-ci se présentera sous le nom d’Anna Edes, jeune paysanne, douce, travailleuse, propre et sans défauts. Alors pourquoi cet être si parfait assassinera t-elle sauvagement ses maîtres ?
Comme à son habitude, Kosztolanyi nous pousse à la réflexion et nous invite, en notre âme et conscience, à confirmer ce qui ressort comme une évidence. L’intrigue de ce roman se déroule dans un quartier bien connu de Budapest où s’opposent les différentes couches sociales de cette époque troublée.

Le cerf volant de Dezsö Kosztolanyi
Antal Novak, professeur de mathématiques et professeur principal de la classe de terminale, est un homme bon et indulgent qui aime son métier et les adolescents qu’il accompagne jusqu’à l’examen final comme ce Vilmos Liszner, qu’il aide du mieux qu’il le peut même s’il ne le comprend pas. Mais cette année là tout bascule : sa fille qu’il élève seul, s’enfuie et l’abandonne, Vilmos n’obtiendra pas son bac et ces agressions dont il est victime sont autant d’occasions de remettre en question ses principes. Pourtant Antal n’arrivera pas à surmonter cette crise et finira par se donner la mort, pourquoi ?
Kosztolanyi nous invite à réagir et à analyser les évènements qui ont entraîné cet acte irréversible.

« Le Prix des Dames » de Gyula Krudy.
« Noces, banquets et baptêmes, c’est ce que chante mon luth, ces trois merveilles de la vie (plus amusantes encore que l’amour) dont on ne peut jamais se rassasier ».Ainsi Krudy introduit-il son roman. Pourtant le héros, Janos Czifra, est …ordonnateur des pompes funèbres, et celle dont il s’éprend, Natalia, une femme de mauvaise vie. Mais le Destin surgit dans la vie de chacun, découvre l’intimité cachée sous les toits de Pest, réveille l’appétit de vivre et transforme ce livre en voyage poétique dans le Budapest du début du siècle, où le lecteur se réjouit et danse, se fait voyeur et se voit ainsi révélées les faiblesses et la grandeur de l’homme.

Comme deux cerises d’Eva Almassy (2001)
Deux histoires dont l’une est l’envers de l’autre ; point névralgique : la gémellité ; celle-ci, qui pose l’éternelle question de l’identité et de l’unicité, se révèle aussi difficile à vivre pour les siamoises, Félicie et Lucie, que pour Richard Miller face aux sœurs jumelles, Alix et Alice.

« Les braises » de Sandor Marai.
Quarante et un an d’un silence lourd de questions, de passions, séparent les deux hommes âgés qui se retrouvent pour, ils le savent, une ultime entrevue, une soirée où doivent rendre compte leur amitié adolescente si forte et la vie qui leur a été « infligée » quand mouraient ceux qu’ils aimaient.
Sandor Marai, une fois de plus, nous émeut de son écriture puissante qui enflamme les braises de l’existence.

« Double portrait » présenté par Gyula Sipos, aux Editions Viviane Hamy.
Un petit livre pour mieux comprendre Dezsö Kosztolany et Frigyes Karinthy, ces deux grands noms de la littérature hongroise du XXe siècle : leur amitié sous le signe du cosmopolitisme et du libéralisme, mais aussi de la différence, le premier optant pour un décadentisme à la des Esseintes, l’autre cachant sous ses apparences d’amuseur public une interrogation fondamentale sur le langage et bien de la mélancolie.
Deux nouvelles illustrent cette amitié : Le cirque et Baignade, que vous lirez ou relirez avec un autre regard et beaucoup de plaisir.

« L’Ange de la colère » de Lajos Zilahy.
Le Comte « Dupy » est mort alors qu’éclate la seconde guerre mondiale. La figure désormais dominante du roman sera le couple de Zia et Mihaly Ursi, extraordinaire alchimie de l’aristocratie et des idées nouvelles.
Continuant Les Dukay, ce livre vous enchantera autant en vous replongeant dans une atmosphère hongroise dont vous reconnaîtrez quelques effluves.

Les trois fils de Cœur-de-Pierre de Jokai (1869)
Sur son lit de mort, le seigneur de Baradlay, surnommé Cœur-de-Pierre en raison de sa maladie, fait promettre à son épouse de continuer son œuvre, « perpétuation du passé ». Elle agira de façon exactement contraire, en poussant ses trois fils à s’engager dans la lutte contre les Habsbourg qui éclate.
Jokai nous régale avec cette épopée de la révolution de 1848 où les grands sentiments frôlent sans cesse la malfaisance déguisée et où le romantisme tragique joue à saute-mouton avec l’humour pétillant de l’écrivain.

Soleil tzigane de Raymond Chauleau (1987)
R.Chauleau met en scène la musique et la rencontre de deux mondes : celui de Liszt, mondain, rationnel, savant et celui de Josy, jeune tzigane dont il veut faire un grand musicien.
La pièce est légère, ses thèmes sont souvent rebattus, mais elle évoque la vie de Liszt et a le mérite de nous présenter le peuple tzigane dans tout son naturel magnifique.

Le télégramme andalou de Tibor Tardos (1994)
« Tout émigré guette le moment où la tyrannie s’écroule dans son pays. Mon cas fut tout différent. Enfui à l’étranger, je faisais vœu sur vœu pour la disparition de l’Ennemi de la Terreur, un individu nommé Zik », sosie du narrateur et qui, résistant au régime des Uniformes l’a contraint à l’exil. Quelle joie, donc, lorsqu’un télégramme de sa femme apprend à notre narrateur que le mouvement anti-uniformes l’a emporté et qu’il peut revenir sereinement. Mais la frontière à peine passée, il se retrouve dans un monde aux confins de l’imaginaire et du fantasme qui ne cesse de se métamorphoser tout en lui rappelant le passé.

Le monastère noir d’Aladar Kuncz (1929-1931)
A.Kuncz (1886-1931), professeur, écrivain, admirateur de la culture française, est surpris, avec bien d’autres étrangers, par la déclaration de guerre d’août 1914, alors qu’il passe des vacances en France. Il ne parvient pas à fuir le pays et se retrouve enfermé dans la forteresse de Noirmoutier puis celle de l’Ile d’Yeu cinq années durant.
Dans ces lieux d’emprisonnement se recrée une micro-société, dont le fer de lance est la solidarité : celle-ci résistera aux plus dures humiliations et même à la mort.
Un livre mémorable sur la France de la première Guerre Mondiale, devenue en l’espace d’une journée profondément militariste et xénophobe, et sur ces hommes, injustement enfermés, qui ont su avec bien peu de moyens se redonner le goût de vivre et transformer leur enfer quotidien.

Elysium, d’Imre Keszi (à ne pas confondre avec le Prix Nobel !)
Un livre de plus sur les horreurs de la seconde guerre mondiale, pourrait-on dire. Mais c’est à travers le regard d’un jeune garçon, Gyuri, que nous découvrons le camp d’enfants d’Auschwitz, que le directeur appelle « l’Elysium ». Chacun y vit heureux et se voit même privilégié lorsqu’il a été courageux en supportant les manipulations du médecin.
Pendant ce temps, à Budapest, les Szekeres et leurs amis font tout pour retrouver leur enfant.
Un style beau et pudique qui évoquera sans doute le film La vie est belle.

« Voyage autour de mon crâne » de Frigyes Karinthy.
Dans ce récit autobiographique, nous pourrions plonger dans le merveilleux avant de sombrer dans le tragique, mais l’humour vif et allègre de l’auteur instaure la distance et transforme une tumeur au cerveau en un voyage étonnant autour du crâne, de l’être humain. Après l’éloge de l’hôpital qui libère de toute responsabilité ou celui des femmes ( !), nous refermons ce livre le sourire aux lèvres : la maladie n’est pas une fatalité, elle peut être dépassée et anéantie par le désir de vivre et de rire. Excellent pour le moral !

La légende de Pendrago, d’Antal Szerb (1901-1945)
Si Antal Szerb est autant apprécié des Hongrois, c’est tout d’abord parce qu’il fut un humaniste érudit et plein d’humour. Nous voici donc, grâce au narrateur, le Dr Janos Batky, au cœur des sombres légendes celtiques, où la raison se trouve bien embarrassée devant certains faits, comme, par exemple, cette ombre qui rôde autour du château de Lanvygan… Et si le sixième comte de Gwynedd, Asaph Christian Pendragon, avait vraiment découvert le secret de la vie éternelle, au XVIIe siècle, et protégeait ainsi ses descendants, tout en poursuivant ses recherches ?
« Nous vivons dans deux mondes à la fois et toute chose a deux significations : l’une est accessible à tous mais l’autre est par-delà les mots et terrible ».

Le Voyageur et le Clair de lune, d’Antal Szerb
Mihaly a tout fait pour devenir un homme normal, inséré dans la société : employé par son père dans l’entreprise familiale, il a même fini par épouser la belle Erzsi. Mais leur voyage de noces en Italie réveille en lui la nostalgie de sa jeunesse passée avec Eva et Tamas Ulpius à vivre en dehors de la réalité. Il réalise alors qu’il ne pourra jamais être comme tout le monde, et s’enfuit.
Les tribulations de Mihaly ne sont que le miroir du si difficile passage de l’enfance à l’âge adulte, de cette peur de tout être humain d’être confronté à la responsabilité, au choix, au quotidien avec son lot de banalité et d’imprévu ; mais elles interrogent également le lecteur sur la notion de normalité.

La panthère et le chevreau de György Ronay (1976)
Un juge contraint à une retraite surveillée voit surgir dans son existence désormais privée de sens un jeune journaliste épris de justice qui cherche à éclaircir une vieille affaire. Aurélien Stoll accepte alors, ce qu’il n’eût jamais cru quelque temps plus tôt, de revenir sur le passé, son passé : cette peur qui tenaillait chacun, même le Chef, sauf le « chevreau », un étrange camarade de classe méprisé de tous ; ces faits, dont on faisait La Vérité.
« Il y a une vérité, mais la vérité n’existe pas. (…) On dit que toute pièce de monnaie a deux faces. Il en va de même avec la vérité. Mais elle, elle n’a pas deux faces, elle en a d’innombrables. Autant qu’il y a d’yeux qui la regardent. Et ce n’est pas tout : le même œil, à chaque fois qu’il la regarde, la voit différemment. »
Un roman qui rapporte la vie de bien des hommes du régime communiste, et offre l’espérance et le pardon.

Un étrange mariage, de Kalman Mikszath (1847-1910)
K. Mikszath est l’un des grands nouvellistes et romanciers du XIXe siècle. A preuve, ce récit tout de verbe, d’humour et d’ironie, tiré d’un scandale qui fit grand bruit dans les années 1800 et qui nous plonge dans l’univers passé de la monarchie où l’Eglise était toute puissante mais complètement soumise à son image. C’est ainsi que le jeune comte Janos Buttler, fiancé à la ravissante Piroska Horvath, se voit marié de force par le baron Döry à sa fille Maria. Tout le pays s’émeut lorsque l’affaire est portée devant les tribunaux, et les langues vont bon train ; mais le temps et la crainte du scandale oeuvrent contre la justice…

Chronique d’une métamorphose, d’Imre Kertész (1929- )
Comme toute son œuvre à caractère autobiographique, ce journal de Kertész, qu’il tint entre 1991 et 1995 (mort de sa femme), scrute la vie et l’homme à travers sa terrible expérience d’Auschwitz ; toutes ses questions se fondent dans une vision presque apocalyptique du monde, où il semblerait que l’écrivain et l’homme ne peut que survivre, s’interdisant d’être heureux.
Le passé, si douloureux et traumatisant qu’il soit, doit-il enfermer l’homme dans un rôle de témoin qui mesure tout à cette seule aune et oublie de vivre ?

Eloge des femmes mûres de Stefen Vizinczey (2001)
Sous le prétexte de montrer l’intérêt du mélange des générations qui sont aujourd’hui de plus en plus séparées, Andras Vajda, professeur exilé en Amérique après la révolution de 1956 en Hongrie, raconte son éducation sexuelle –à défaut d’être vraiment amoureuse- par des « femmes mûres ».
Si l’on ne s’ennuie pas à lire ces anecdotes à la fois croustillantes et qui se veulent instructives, un certain blasement gagne le narrateur, surchargé de conquêtes, et s’il avoue en conclusion n’en avoir pas fini pour autant avec ses aventures, le lecteur se demande si le bonheur peut se trouver au bout d’un tel chemin…

« Les Dukay » de Lajos Zilahy.
Splendide fresque d’une Europe en pleine décomposition, ce roman passionnant évoque une grande famille de la première moitié de ce siècle, mélange de cultures, mais aussi de mondes, puisque le Comte « Dupy », dandy grandiose et chef de clan à la main de fer, devra, malgré tout, accepter les étranges destinées auxquelles se lient ses enfants par le mariage ou les idées : Rere si attachant, György l’ »Américain », les belles Kristina et Zia au cœur tourmenté et Janos, perverti par son précepteur.

Budapest de Milorad KRSTIC aux éditions Magyar Könyvklub 2003
Très beau livre de photos de Budapest avec des textes en français.

Les cafés littéraires de Budapest aux éditions Le Passeur
Anthologie de textes littéraires hongrois et de photographies anciennes.

Un chien de caractère de Sandor Marai
" C'est une petite boule de poils qui gambade et aboie. Il n'est pas beau mais semble avoir de l'esprit et bientôt, grâce à ses maîtres, de bonnes manières ...Tchoutora est le nom de ce chiot joyeux que Monsieur a décidé d'offrir à Madame en ce Noël 1928 assombri par la crise économique. Bien qu'attendrissant, le quadrupède se montre vite rétif aux règles que dicte la bonne société à un être "inférieur" de son espèce, et boulverse de sa turbulente présence la vie du couple..."
C'est un roman aux allures de conte moral, drôle, élégant et incisif.

La famille Tot d'Istvan Orkény (1912 - 1979) aux éditions Corvina
Pendant la seconde guerre mondiale, les parents Tot et leur fille accueillent, dans le paisible village de montagne où ils vivent, le commandant dont dépend leur fils Gyula. Dans l’espoir d’améliorer le sort de ce dernier, ils s’épuisent à satisfaire toutes les lubies de l’important personnage, dont les nerfs sont ébranlés par la vie sur le front. Quelles sont les limites du sacrifice humain face au pouvoir et à la violence ? Mais le lecteur sait ce qu’ignorent les protagonistes : Gyula Tot est mort sur le champ de bataille. Istvan Orkeny décrit une situation tragique et absurde, à laquelle les personnages essaient d’échapper par l’action.

Minimythes d’Istvan Orkény (1912- 1979) aux éditions Corvina
Particulièrement soucieux d’économiser le temps de ses lecteurs, Istavan Orkény a écrit un recueil de nouvelles si courtes qu’elles peuvent être lues dans un autobus bondé, ou en faisant cuire un œuf. Dans un style grotesque, inspiré de Ionesco, Giraudoux et Kafka, ces contes revêtent les couleurs de l’imaginaire et celles du quoditien dans la Hongrie d’après la deuxième guerre mondiale. Vous y apprendrez – notamment – comment un grain de riz reçoit son courrier, pourquoi se procurer une mouche domestique, s’il est utile de se référer à Kiekegaard pour louer un matelas pneumatique …


L’épouse rebelle de Zsigmond Moricz (1879 – 1942) aux éditions Phébus
Dans un immeuble « bourgeois » de l’avenue Ulloi, les locataires comptent leurs derniers « pengoes » et rêvent de quatre excellents billets de théâtre gratuits pour la représentation du 29 mars. Qui pourra, à la fin du mois, faire face aux à-côtés somptuaires entraînés par cette sortie ? Cette comédie urbaine nous permet de côtoyer un journaliste ambitieux, un colonel volage, un conseiller ministériel, un industriel, et leurs proches, et d’assister aux intrigues de toutes sortes qui se nouent dans le Budapest des années 30.


La porte de Magda Szabo – Prix FEMINA de littérature étrangère 2003
Livre autobiographique où l’auteur raconte sa relation avec Emerence, qui fut sa femme de ménage pendant deux décennies à Budapest, entre le début des années 60 et la fin des années 70.


Le nouveau seigneur de M. Jokai (1825 – 1904)
Jokai s’intéresse à la coexistence de deux clans dans un village : celui de l’ancien seigneur, patriote hongrois, qui a tout perdu, M. Garanay, et celui d’un ancien officier autrichien, le colonel Von Ankerschmidt. La délicieuse bonté des uns, la méchanceté ridicule des autres, arrosées de fierté, font de cette œuvre un roman à dévorer en toute impunité.

Chronique burgonde ( 1956) de Miklos Szentkuthy (1908-1988)
Par l’intermédiaire de son chroniqueur, jeune homme expulsé du séminaire pour ses questions politiquement et religieusement incorrectes, l’ écrivain récapitule le monde en 80 couts tableaux, ciselant la vérité de l’époque et cherchant dans la réflexion le levain de l’action.

Les cloches d’Einstein de Lajos Grendel
Pouvait-on vivre sous le communisme, en dehors du système ? Le narrateur répond à cette question par l’humour et la parodie, en retraçant un itinéraire tourmenté par son « moi inégalable » lequel prendra bientôt les traits d’un Einstein !

Derrière le dos de Dieu de Zsigmond Moricz (1879 – 1972)
Pal Veres, instituteur d’une petite ville de Hongrie, s’entend appeler sans le comprendre « monsieur Bovary » par le jeune juge nouvellement arrivé ; abîmé dans sa médiocrité, il ne parvient pas à réaliser combien sa ravissante épouse réveille les passions enfouies et trouve dans le piège de sa sensualité un remède à sa mélancolie.


La tragédie de l’homme d’ Imre Madach (1823 – 1864)

Cette pièce de théâtre, que Madach pensait injouable, retrace, dans une sorte de rêve, l’épopée humaine, mêlant la connaissance historique et la science-fiction.